Je vous parlais tout à l’heure des tchèques et de leur tendance à la déprime. Je veux rajouter un petit billet sur les hispaniques en général et quelque chose que je constate tous les jours. Parmi les Erasmus, on a beaucoup de portuguais et d’espagnols et c’est horrible, mais ils sont tout le temps ensembles. Impossible de les séparer. Je ne sais pas d’où ça vient, je pense que les hispaniques ont beaucoup de mal à sortir de leurs cocons et qu’ils ne se sentent rassurer que lorsqu’ils arrivent à retrouver ce qu’ils ont chez eux. Mauvaise capacité d’adaptation ou mauvaise fois simplement, je ne sais pas. Ils ne font aucun effort pour s’adapter au rythme de vie tchèque et ils continuent à se coucher hyper tard, à faire la fête entre eux tous les soirs et tout et tout. Le pire c’est que quand on se retrouve avec eux, ils ne font même pas l’effort de parler en anglais, donc on peut pas partager de bons moments avec eux. Je n’aime pas trop cette mentalité.
Avant d’arriver à Prague, on m’avait dit de faire attention, car les français avaient justement la réputation de toujours être avec d’autres français, mais ce n’est en aucun pas comparable avec le modéle hispanique d’exclusion social. Alors Vive la France ou Vive l’Espagne…?
Avec plus de 10 millions d’adhérents, je crois qu’on peut dire que la déprime est LE sport national de la République Tchèque, loin devant le Hockey, le football ou le ramassage de champignon. Quand on est dans un pays étranger, on devrait chercher à faire des rencontres ou à se mélanger avec la culture locale. Eh ben là, non, pas du tout, depuis que je suis à Prague j’ai du parler avec deux étudiants tchèques, c’est tout et dans la rue on a tellement l’impression qu’ils ne veulent pas nous parler, qu’un regard suffit à comprendre “Qu’est ce tu fais dans mon pays p’tit con…”. Du coup on se retrouve souvent entre Erasmus et jamais avec les étudiants du campus. Même lorsque je suis en cours (pas souvent donc !), d’un côté on a les Erasmus et au fond il y a les tchèques. Comme s’ils avaient peur de se mélanger à nous. Dans les couloirs du dortoir je dis tout le temps Cau ou Ahoj (Salut) aux gens que je croise, mais 9 fois sur 10, il n’y a pas de réponses.
Je pensais qu’il ne pouvait pas y avoir pire que les français dans les transports en commun, et bien si, les tchèques sont vraiment très forts en ce qui concerne le tirage de gueule dans le métro. N’espérez pas recevoir un sourire ou un salut dans le métro, la déprime fait parti de la culture tchèque…Quand vous voulez acheter quelques choses à Prague, il faut tous le temps être sur ses gardes, la caissière essaye de vous arnaquer en vous rendant la moitié de ce qu’elle vous doit, la vendeuse vous affirme que vous avez eu le compte et vous ne pouvez rien faire. Si vous insistez, vous aurez peut être votre argent, mais n’attendez pas des excuses. Si vous cherchez à communiquer en anglais, cela va être dur, souvent ils font semblant de ne pas comprendre ce que vous essayez de leurs dire, même si vous dîtes juste Hello !, vous avez même pas le temps de parler qu’ils ont déjà dit Non. A Prague, le vendeur est roi. Quand tu veux acheter quelques choses, ils soufflent, ils grognent et ils sont pas contents. Il y a la deuxième catégorie qui elle cherche à t’arnaquer en te vendant à tout prix quelque chose, même si tu lui dit 100 fois non. Ceux là sont tout le temps en train d’aborder les touristes dans la rue et c’est pas très agréable.
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